dimanche 15 avril 2007
. De l'inconvénient d'être né .
de Cioran. Parce que voilà, lire Cioran, ça me réconforte.
" Le problème de la responsabilité n'aurait de sens que si on nous avait consulté avant notre naissance et que nous eussions consenti à être précisement celui que nous sommes. "
" Les enfanst se retournent, doivent se retourner contre leurs parents, et les parents n'y peuvent rien, car ils sont soumis à une lois qui régit les rapports des vivants en général, à savoir que chacun engendre son propre ennemi. "
" On nous à tant appris à nous cramponner aux choses que, lorsque nous voulons nous en affranchir, nous ne savons pas comment nous y prendre. Et si la mort ne venait pas nous y aider, notre entêtement à subsister nous ferais trouver une formule d'existence par dela l'usure, par dela la sénilité elle-même. "
" Il tombe sous le sens que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante."
" On ne peut réfléchir et être modeste. Dès que l'esprit se met en branle il se substitut à Dieu et à n'importe quoi. Il est indiscrétion, empiètement, profanation. Il ne "travaille" pas, il disloque. La tension que trahissent ses démarches en révèle le caractère brutal, implacable. Sans une bonne dose de férocité, on ne saurait conduire une pensée jusqu'au bout. "
" Si je ne renie pas mes origines, c'est qu'il vaut mieux en définitive, n'être rien du tout qu'un semblant de quelque chose. "
" La lucidité n'extirpe pas le désir de vivre, tant s'en faut, elle rend seulement impropre à la vie."
" Si je suivais ma pente naturelle je ferais tout sauter.Et c'est parce que je n'ai pas le courage de la suivre que, par pénitence, j'essaie de m'abrutir au contact de ceux qui ont trouvé la paix. "
" Quand, furieux de s'être trop habitué à soi-même, on se met à se détester, on s'aperçoit bientôt que c'est pis qu'avant, que se haïr renforce encore davantage les liens avec soi. "
" Il n'est pas de position plus fausse que d'avoir compris et de rester en vie. "
lundi 26 mars 2007
"La tentation nihiliste" Roland Jaccard
Extraits
" Et si la bonne voie était celle du nihilisme véritable? Non seulement le refus de toute transcendance, la négation de Satan aussi bien que de Dieu, mais aussi, mais surtout, l'ironie, le doute, l'impossibilité de s'arréter à une conceptin du monde, la mobilité incessante des interprétatins, la persuasion intime et tranquille que l'existence n'a pas de sens, qu'elle est foncièrement inutile et inintelligible, et que pour nous autres, rescapés éphémères, finir ici ou plus loin est également dérisoire ... " page 15
" l'amour consiste à donner ce que l'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas." page 21
" Vouloir des enfants, c'est vouloir se venger de son passé. C'est pour la femme faire don à sa propre mère de sa haine et pour l'homme rivaliser avec son père ou avec Dieu dans le fantasme imbécile d'une postérité. Et c'est pour chaque couple un remède au désespoir" page 26
" Mourir n'est rien il faut savoir disparaitre. Mourir relève du hasard biologique, et ce n'est pas une affaire. Disapraitre relève d'une plus haute nécesité. Il ne faut pas laisser à la biologie la maitrise de sa disparition" page 31
" Le meurtre serait-il l'ultime issue pour persévérer dans l'existence? Pour imposer, fût-ce dans l'horreur, un Moi deserté par autrui?" page 36
" Voir souffrir fait du bien. Faire souffrir plus de bien encore" page 37
"Quand on ne peut ni tuer ni se tuer, reste la folie" page 38
" le fou n'est pas "coupé du réel", mais envahi par trop de réel, trop stimulé, trop acceuillant, poreux au monde" page 40
" l'être humain se definit volontiers par ce qu'il a; sans doute par honte de ce qu'il est" page 52
"Mais que craindre du néant de la mort, nous qui avons si souvent affronté dans une feinte allégresse le vide de l'existence?" page 55
"Est "bon" pour lui (Nietzsche) tout ce qui fortifie la volonté de vivre, tout ce qui rend l'existence plus chatoyante et plus intense" page 79
"(Toujours Nietsche) "J'aime ceux qui savent vivre qu'à condition de périr, car en périssant ils se dépassent". La vie n'a pas à être jugée, elel est sainte par elle même et l'homme fort acceuillera ave une égale ferveur la béatitude et le désespoir, l'erreur et l'illusion, la cruauté et la ruse, s'ils sont de nature à augmenter sa vitalité" page 80
"Vivre en société réclame un peu de frivolité et beaucoup d'hypocrisie" page 89
"[...] Et ma vie elle-m^me est-elle autre chose qu'une bulle colorée, flottante et vid, un rêve, une apparence, dont l'éclat éphémère et le volume chimérique se résolvent en un vain souffle, en une simple larme?" page 102
"Quand la chute est fatale, le seul secours que nous puissions réclamer de la psychanalyse, c'est qu'elle nous évite de nous suicider pour de mauvaises raisons..." page 105
vendredi 23 février 2007
Cioran " Sur les cimes du désespoir"
Résumé: Cioran n'a pas vingt-cinq ans lorsqu'il écrit ce texte et déjà une conscience aigüe du drame de l'existence. Penser est une chose terrible, et les plus grands dépressifs en témoignent : quel véritable intellectuel n'a jamais souhaité être bête, ne serait-ce qu'une journée ? Echapper à cette intelligence, cette conscience invivable de la réalité, fuir la lucidité ou mourir, voilà ce qui libererait le jeune philosophe des lourdeurs de sa vie.
Quelques extraits:
PAUVRETE DE LA SAGESSE
Je hais les sages pour leur complaisance, leur lâcheté et leur réserve. J'aime infiniment plus les passions dévorantes que l'humeur égale qui rend insensible au plaisir comme à la douleur. Le sage ignore le tragique de la passion et la peur de la mort, de même qu'il méconnait l'élan et le risque, l'héroïsme barbare, grotesque ou sublime. Il s'exprime en maxime et donne des conseils. Le sage ne vit rien, ne ressent rien, il ne désire ni n'attend. Il se plait à niveler les diverses contenus de la vie, et en assume toutes les conséquences. Bien plus complexes me semblent ceux qui, malgré ce nivellement ne cessent pourtant de se tourmenter. L'existence du sage est vide et stérile, car dépourvue d'antinomie et de désespoir. Mais les existencent que dévorent des contradictions insurmontables sont infiniment plus fécondes. La résignation du sage surgit du vide, et non du feu intérieur. J'aimerais mille fois mieux mourir de ce feu que du vide et de la résignation.
L'ANIMAL INDIRECT
Tout les hommes ont le même défaut: ils attendent de vivre, car ils n'ont pas le courage de chaque seconde. Pourquoi ne pas déployer à chaque instant assez de passion et d'ardeur pour en faire une éternité? Tous, nous apprenons à vivre qu'au moment où nous n'avons plus rien à attendre; tant que nous attendons, nous ne pouvons rien apprendre, car nous n'habitons pas un présent concret et vivant, mais un un avenir lointain et insipide. Nous ne devrions rien attendre, sauf les suggestions immédiate de l'instant, rien attendre sans la conscience du temps. Hors l'immédiat, point de salut. Car l'Homme est une créature qui a perdu l'immédiat. Aussi est-il un animal indirect.
SUBJECTIVISME
L'excès de subjectivisme ne peut mener ceux qui n'ont pas la foi qu'à la mégalomanie ou à l'autodénigrement. Lorsqu'on se penche trop sur soi, on en vient forcément à s'aimer où à se haïr démesurement. Dans l'un ou dans l'autre cas, on s'épuise avant son temps. Le subjectivisme vous rend Dieu ou Satan.
samedi 23 décembre 2006
James Frey "Mille morceaux"
Quand on ne sait pas quoi faire, qu'on s'ennuie, et qu'on a rien d'autre a faire, parce que rien nous fais envie.. on lit. Moi, ça ne me gêne pas, j'adore ça.. les livres parlent pour moi, et ça me fait du bien, ça me soulage, autant que d'écrire..
Résumé: James, 23 ans, a cramé sa jeunesse dans le crack et dissous son enfance dans l'alcool. A la suite d'un ultime black-out, il est hospitalisé dans une clinique du Minnesota. Dans le serviece de soins intensif, il rencontre Lilly, une jeune fille aux yeux bleus et clairs comme des promesses d'avenir.
Mais le démon est encore là, et cahque crises d'angoisse, de paranoïa ou de manque lui rappelle qu'il a un combat à mener. Pour elle, pour ses parents, pour sa survie...
Dans un récit au style cathartique et poignant, James Frey nous dévoile le vrai visage de la drogue: cette araignée d'acier tapie sous la peau; ce monstre à satisfaire, et qu'il faut détruire avant qu'il ne vous dévore.
Chacun sa drogue...
Quelques passages... ceux qui pourraient parler pour moi.. parce que, a chacun sa drogue..
" Je suis seul dans toute mon horreur. Seul dans toute mon horreur.
Je ne veux pas être seul. Je n'ai jamais voulu être seul. Je déteste ça, bordel. Je déteste n'avoir personne à qui parler, je déteste n'avoir personne à appeler, je déteste n'avoir personne qui me tienne la main, me prenne dans ses bras, me dise que tout va bien aller. Je détete n'avoir personne avec qui partager mes espoirs et mes rêves, je déteste ne plus avoir d'espoirs ni de rêves, je déteste n'avoir personne qui me dise de m'accrocher, que j'en aurai de nouveaux. Je déteste quand je gueule, et putain qu'es-ce que je peux gueuler, gueuler dans le vide. Je déteste que personne ne m'entende gueuler et que personne ne m'apprenne a cesser de gueuler. Je déteste que les choses vers lesquelles je me suis tourné dans toute ma solitude réside dans une pipe ou une bouteille. Je déteste que les choses vers lesquelles je me suis tourné dasn ma solitude soient en train de me tuer, m'aient déjà tué, ou me tueront bientôt. Je déteste devoir mourir seul. Je mourrai seul dans toute mon honneur. "
" Je m'amenderai en mourant. Aucune des personnes à qui j'ai fait du tort n'aura a me revoir, à avoir de mes nouvelels ou à penser à moi, plus jamais. Je ne serai plus en mesure de leur nuire ni de foutre à nouveau leur vie en l'air, je ne serais plus en mesure de leur faire le mal que je leur ai déjà fait. Oubliez moi si c'est possible. Oubliez que j'ai existé, oubliez que j'ai fiat ce que j'ai fait. En me suicidant je vous présenterai mes excuses. Même si c'est impossible, oubliez moi s'il vous plait. Oubliez s'il vous plait. "
" Je les regarde. La Fureur est en moi, elle atteint son apogée. Je ne comprends pas comment ça se fait, mais dès que je les voies, c'est ainsi. Ils essaient de m'aimer, je leur fait du mal. Ils essaient d'être digne et raisonnable, je refuse d'être digne et raisonnable. Il essaient de m'aider, je leur en veux de le faire. Je ne sait pas pourquoi. Ce sont mes Parents. Ils font de leurs mieux.
ç'a toujours été comme ça avec moi. Donner moi quelque chose de bien, je le détruirai. Aimez moi, je vous détruirai. Jamais de ma vie je n'ai eu l'impressoin de mériter quoi que ce soit. Jamais je n'ai eu l'impressoin que je valais l'espace malsain que j'occupe. Ce sentiment a contaminer tout ce que je n'ai jamais fait, vu, ou te ce dans quoi j'ai été impliqué, et il a infecté toute les relations que j'ai eues avec ceux que j'ai connus. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi c'est comme ça. ça me fait horreur autant que je me fais horreur, et pour uen raison obscure, la présence de mes Parents a toujours aggravé la situation. Ils ne cherchent qu'à m'aimer; mais ils ont toujours aggravé cette putain de situation. "
" Comment vous vous sentez?
Suicidaire
Quoi?
C'est le seul mot qui convient.
Vous avez envie de vous tuer?
Je ne vais pas le faire, mais à cet instant précis, ça me semble être une solution cencée.
Pourquoi?
C'est mes Parents. Quand je suis avec eux je suis tellement en colère que je n'arrive plus à me controler. Cette colère me fait me détester encore plus que d'ordinaire, et le suicide m'apparait alors comme une solution cencée.
Vous avez besoin d'être pris en charge?
Non, je suis bien trop lopette pour passer à l'acte.
Vous pensez que le suicide est un acte courageux?
Non, je pense qu'on fait ça par lâcheté, de même que je pense qu'on se drogue par lâcheté. Mais je crois aussi que pour faire ces deux choses il faut avoir une sorte de force pitoyable.
De la force?
Il faut être plutot fort pour ressentir quelque chose d'aussi puissant que la haine ou la haine de soi. La Dépendance et le suicide, ce n'est pas pour les faibles.
Votre théorie me semble ridicule.
Les choses ridicules sont parfois vraies.
Pourquoi es-ce que vos Parents vous font sortir de vos gonds?
Je ne sais pas. "
" Elle s'avance vers moi. Je passe mes bras autour d'elle. Je me sens immédiatement mal à l'aise, et je me sens immédiatement faux. Je la serre doucement. Je me sens plus mal à l'aise encore, plus faux, pas du tout à ma place. Elle me serre, ça me donne envie de m'enfuir. C'est ma Mère. Je la serre dans mes bras. Je n'ai pas envie de la serrer dans mes bras, masi je veux bien essayer. Je la tiens, je la serres fort. Ce n'est qu'un petit prix à payer par rapport à tout ce que j'ai fait. Elle me relâche, je me recule. Je me sens mieux. "
" Ces individus sont abstinents désormais, mais leur vie se fonde sur l'évitement, la critique et la diabolisatin des produits qu'ils aimaient et dont ils dépendaient auparavant. S'ils s'arrivent à fonctionner comme n'importe quel être humain, c'est grâce à leur réunions, à leur dogme, à leur dieu. Enlevez-leur leurs réunion et leur dogme, et ils n'ont plus rien. Enlevez-les leur et les revoilà à la case départ. Ils sont dépendants. "
Chacun sa drogue...
vendredi 8 décembre 2006
Manga: +Anima !!
Bien!!! Un p'tit article sur un manga que j'adooore!!! : +Anima (de Natsumi Mukai)
Pour le moment, 7volumes sont parus, et y'en a 10 au total (sniff.. bientot la fin :'( )
Petit résumé: "Il existe sur Terre des êtres aux particularités étranges. Ces hommes et ces femmes disposent d'un attribut animal, certains pouvant même se transformer totalement en loup, serpent, ours ou autres espèces. Personne ne sait d’où viennent ces créatures étranges mais fascinantes, surnommées « + Anima ».
Cooro, onze ans, a été abandonné tout bébé dans une église. + Anima aux ailes noires, tel un corbeau, il rencontre Husky, un + Anima poisson. Tous deux se mettent en route pour chercher d'autres + Anima et essayer de comprendre la signification de leurs pouvoirs"
Bon, c'est un shonen, donc le scénario, les personnages, les graphisme, tout ça c'est tout mignons ^^
Ce que j'apprécie surtout c'est qu'il n'y a pas QUE de la bagarre, ou QUE des dialogues entierement en onomatopés ( j'avais commencer "Tokyo underground", le scenario, le graphisme, franchement étaient bien agreables, mais, avec des chapitres entier fait que de "boum" "arggggg!!" "slash!!" "vlaoushhhh!!" et j'en passe.. ça devenait illisible ^^)
Les personnages principaux:
On a donc Cooro, le +Anima du corbeau, il a 11ans et est très naïf, insouciant, distrait, et pense qu'a manger ^^. Il a été abandonné dans une église par ces parents.
Ensuite, vient Husky, le +Anima du poisson, il faisait la "princesse sirène" dans un cirque, et on le prend souvent pour une fille. Il est reservé, et pas toujours très aimable ^^
Nana, +anima de la chauve-souris, son sonar lui permet de se diriger dans le noir, et elle est capable de produire des ultrasons qui assomment les gens. Avant de rencontrer Cooro, Husky et Senri, elle volait dans la ville d'Octopus pour survivre.
Senri, +anima de l'ours, le plus agé de la bande, et le plus taciturne (il parle quasiment pas, pour ne pas dire jms ^^), mais au fond, il est très gentil ^^
Donc voilou pour les présentations :D
Donc vraiment, très bon manga, il est pas prise de tête, et a chaque volume ont fait la connaissance de nouveaux +anima, dc tt ça c'est bien sympathique ^^![]()
dimanche 19 novembre 2006
W. Golding " Sa majesté des mouches
Le roman commence sur une île déserte juste après le crash d'un avion transportant de jeunes garçons encore enfants, accident dont aucun adulte ne sort vivant. Ralph, rescapé presque adolescent, rencontre Porcinet, enfant fragile et obèse. Ensemble ils trouvent une conque, grand coquillage qui produit une note grave et puissante lorsqu'on souffle dedans. Le bruit attire les autres enfants rescapés qui se rassemblent tous sous le signe de la conque. Le coquillage devient dès lors un symbole d'organisation et de pouvoir. Ralph instaure une règle organisant la circulation de la parole: celui qui tient la conque détient la parole.
Survient alors Jack à la tête d'un groupe de petit chanteur : une amitié naît vite entre les deux personnages charismatiques. Le pouvoir de Ralph n'est pas contesté et Jack est nommé chef d'un groupe de chasseurs, chargé d'apporter la nourriture au groupe.
Cependant, peu à peu une rivalité apparaît entre les deux chefs et s'aggrave au fil des jours. Jack aime l'aventure et l'ivresse de la chasse, il n'apprécie pas les contraintes et les responsabilités qu'implique l'organisation dirigée par Ralph. Il finit par s'en détacher et peu à peu les enfants le rejoignent un par un : ensemble ils créent une société tribale autour de Jack qui s'arroge les pleins pouvoirs. Cependant la dépendance envers Porcinet, dont les lunettes permettent d'allumer le feu et qui reste fidèle à Ralph, cristallise un terrain de conflit entre les deux sociétés rivales.
En parallèle se développe un culte primaire envers une sorte de divinité sanglante symbolisée par une tête de cochon plantée sur un piquet. Jack utilise la peur d'un "monstre" entrevu en haut de la colline pour justifier l'adoration de l'idole. Seul le sage Simon aura le courage d'aller jusqu'en haut pour constater qu'il n'y a aucune bête, seulement le corps d'un parachutiste mort tombé dans les rochers. Mais lorsqu'il redescend à la nuit tombante pour donner la nouvelle, une fête orgiaque bat son plein : dans la pénombre Simon est associé au monstre, les enfants surexcités et à moitié en transe se ruent sur lui pour le rouer de coup de bâtons. Il n'y survivra pas.
Ce crime originel, auquel Ralph et Porcinet ont eux-mêmes participé dans un état second, galvanise le camp de Jack et lui donne une sorte de fondement collectif moral. S'organisant en commando, ils finissent par pourchasser les derniers fidèles de Ralph pour les emprisonner ou les ramener dans leur camp, voler les lunettes de Piggy avant de l'assassiner puis organiser une vaste chasse à l'homme afin de tuer Ralph qui se terre dans la jungle. Jack décide alors de mettre le feu à la forêt pour faire sortir le fuyard de sa cachette : après une course poursuite où les enfants pourchassent Ralph en poussant de grands cris sauvages, ils tombent nez à nez avec un groupe de marins adultes interloqués qui viennent de débarquer sur l'île. Après un instant de flottement, les enfants s'écroulent tous en pleurs, oubliant leur liberté, leur organisation ainsi que toutes leurs rivalités.
J'ai accrocher avec ce livre.. peut etre parce que je l'ai lu a un moment ou je me posais bcp de question sur notre société. J'etais ds le tripe " je vais aller vivre sur une ile", retour a l'état sauvage, ect...
Ce roman montre bcp de chose.. notamment qu'il y a tjs des f******* de m**** , qui veulent tjs faire plus et mieux, qui veulent tjs aller ds les extremes.. quitte a tuer.
Enfin, je n'irait pas plus loin ds ce que je pense.. je suis tellement lasse de tout... parfois j'ai l'impression que les gens se complaise ds leur mal etre.. sans vouloir en sortir.. comme il y a les "pro-ana" il y'aurai des "pro-automutilation"... ça m'exaspere...
Meme si je sais que l'am est un comportement deja volontaire pour se faire du mal, il intervient qd mm ds certaine circonstance...on se fait souffrir pour une bonne raison, pas ds le seul but d'avori de joli cicatrice blanches sur le corps...
vendredi 20 octobre 2006
Extrait " vous descendez?" Nick Hornby
"Vous savez que les choses ne vont pas bien pour vous quand vous ne pouvez même pas raconter aux gens les faits les plus simples de votre vie, simplement parce qu'ils penseront que vous leur demandez de vous plaindre. Je suppose que c'est pour cette raison que nous finissons par nous éloigner des autres; tout ce que vous avez envie de leur raconter finit par les angoisser. "
Deuxième partie, Maureen, page 205.
vendredi 1 septembre 2006
Diastème " 107 ans"

" Dans amour fou, il y a amour et fou. Tel est, littéralement, le sujet du nouveau roman de Diastème. Simon, 16 ans, est interné dans une institution psychiatrique. Parce qu’il aimait trop Lucie, qui venait de rompre avec lui, il s’est livré à un certain nombre d’actes – fugue, automutilation, agressions, etc. – qui ont conduit à son internement. C’est du moins ce qu’il se raconte. Tantôt gouailleur, tantôt sentimental, sarcastique, provocateur, pitoyable, ou triomphant, Simon nous ouvre les portes de son théâtre intérieur, de sa fantaisie et de sa souffrance. Mais la vérité est – évidemment – ailleurs. Du côté de ces auteurs (Jane Austen, Sylvia Plath, Ted Hughes, Jack Kerouac) auxquels il s’identifie, et qui tous, à un moment de leur vie, ont été confrontés au suicide. Il manque un nom à cette famille d’écrivain : celui d’Howard Buten, dont le héros, Burt (Quand j’avais cinq ans je m’ai tué), est en quelque sorte le petit frère de Simon, et qui pourrait bien nous fournir la clé de ce roman bref et déchirant. "
Un bouquin qui se lit vraiment d'une traîte, on a du mal a s'en détaché..
Je vous conseille aussi le livre mentionné "Quand j'avais 5ans je m'ai tué", il y a aussi la suite " le coeur sous le rouleau compresseur"..
Je ne recherche pas forcement a lire que des bouqins déprimants, mais c'est vrai que j'ai tendance à en chercher qui "ressemble" a ce que je peux "vivre", " eprouver", qui pourraient me permettre de comprendre un peu mieux pourquoi je fais ce que je fais..
Pour sur, ça ne fais pas tout, mais parfois ça peut aider...
Y'en a deux (sans compter celui-ci) qui m'ont permis de m'éclairer, de m'apaiser un peu: "Le pavillon des enfants fous" de Valérie Valère (je remercie d'ailleur la personne qui me l'avait conseiller dans un des commentaires :) ), et "Véronika décide de mourir" de Paulo Coelho.
Sérieux, ce sont des livres qui valent vraiment qu'on s'arrête dessus, ça aide, vraiment. Parce que des fois, quand on arrive pas a exprimer, a dire ce qu'on ressent, ce qui se passe dans notre tête, y'a vraiment de quoi devenir dingue..alors, quand quelqu'un arrive a écrire, a faire sortir, ce que nous sommes incapable de dire, ça nous soulage, parce qu'en lisant, on se vide de toutes les pensée qui nous hantaient, en lisant, elles sortent.
Avec ce livre, "107 ans", j'ai retrouver l'histoire d'un ami, qui lui aussi s'automutile, enfin, on peut même dire qu'il fait ça au degrés superieur, puisqu'il fait plus souvent des TS...
Et parfois ça me fait peur...
Parce que je remarque que mon am, c'est aussi par amour que je la fait.. enfin, par amour, c'est peut etre un grand mots..mais je pense que c'est possible..ça fait un mots que je n'ai plus de contact avec une personne qui m'est très chere, tout en sachant pertinament qu'elle ne pourra jamais etre près de moi..la savoir aussi proche et pourtant si lointaine ça me faisait mal..depuis qu'on ne se voit plus, sur je ne vais pas mieux, mais je ne m'am plus...
vendredi 18 août 2006
Dix petits nègres (comptine)- Agatha Christie
Dix petits nègres s'en furent dîner,
L'un d'eux but à s'en étrangler
– n'en resta plus que neuf.
Neuf petits nègres se couchèrent à minuit,
L'un d'eux à jamais s'endormit
– n'en resta plus que huit.
Huit petits nègres dans le Devon étaient allés,
L'un d'eux voulut y demeurer
– n'en resta plus que sept.
Sept petits nègres fendirent du petit bois,
En deux l'un se coupa ma foi
– n'en resta plus que six.
Six petits nègres rêvassaient au rucher,
Une abeille l'un d'eux a piqué
– n'en resta plus que cinq.
Cinq petits nègres étaient avocats à la cour,
L'un d'eux finit en haute cour
– n'en resta plus que quatre.
Quatre petits nègres se baignèrent au matin,
Poisson d'avril goba l'un – n'en resta plus que trois.
Trois petits nègres s'en allèrent au zoo,
Un ours de l'un fit la peau
– n'en resta plus que deux.
Deux petits nègres se dorèrent au soleil,
L'un d'eux devint vermeil
– n'en resta donc plus qu'un.
Un petit nègre se retrouva tout esseulé,
Se pendre il s'en est allé
– n'en resta plus... du tout.
lundi 7 août 2006
Tim Burton " La triste fin du petit enfant huître, et autres histoires"

Pour ce remettre à bouquiner :)
C'est le premier livre de Tim Burton, en édition bilingue et illustrée, attention !! ^^
On s'en doute, ça se lit très facilement, et on n'est pas déçue!! les histoires sont assez courtes, c'est ce qui fait le charme ;)
" Fidèle à son univers d'un inventivité si particulière, mêlant cruanté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderons à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. "
Bonne lecture ;)


